Samedi 5 avril 2008


"il y a plusieurs références à l'histoire de ma famille dans MillenniuM comme pour The X-Files." Chris Carter


MILLENNIUM : Episode " Midnight of the century " ( Saison 2 )


            
                                Frank Black, enfant et sa mère, le 24/12/1946, ...



La mère de Frank Black se découvre un don, elle voit des Anges. Cela perturbe le père de Frank, d'autant que son fils se met aussi à avoir des visions. Il tente alors de les persuader qu'ils ne voyent rien, d'autant qu'à l'époque, prétendre avoir des visions pouvait mener tout droit à l'asile. Le père opte pour un point de vue rationnel, alors qu'une complicité nait entre la mère et son fils via l'irrationnel.

Je pense qu'il y a quelque chose d'autobiographique dans cet épisode, puisque l'opposition rationnel-irrationnel se retrouve aussi dans "The X-Files". Fox Mulder défend le point de vue irrationnel et Dana Scully, celui exclusivement rationnel. Mulder est le nom de famille de la mère de Chris Carter, réalisateur des deux séries. Le Fils est du côté de la Mère et Scully porte la vision du Père. Je ne fais qu'émettre une hypothèse  car je connais peu d'éléments de la vie réel de Carter.

Dans les enquêtes de nos deux agents, ce sont les intuitions de Mulder qui l'emportent dans 99% des cas face au point de vue Scully. Une façon, sans doute, de compenser l'hyper-rationnalisme de notre époque.


                                
           
                                                ... dessinant un Ange.


Diane Cousineau Brutsche ( " Le paradoxe de l'âme : exil et retour d'un archétype" ) :

<< Indépendamment de toute perspective scientifique proprement dite, l'hypertrophie de la faculté rationnelle se présente littéralement comme notre complexe autonome collectif le plus agissant [...] Mais quand on constate combien le mystère répugne à l'esprit occidental, combien il se sent mal à l'aise à son contact, ne serait-il pas possible d'interpréter une pareille offensive contre tout ce qui est non rationnel comme étant l'expression d'un besoin de s'en défendre ? Comme chacun le sait, le ridicule est souvent la meilleure arme contre un gêneur; et il est permis de penser que toute cette tonalité plus ou moins ridicule qui pèse sur les notions non rationnelles trahit au fond une sorte d'effort désespéré, de la part de la conscience collective occidentale, de lutter contre sa propre angoisse devant le mystère. >>

             
                    

    Lara Means, du groupe MillenniuM, travaillant avec Frank a le même genre de visions que la mère de celui-ci.
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Samedi 29 décembre 2007

Présentation de la série:

"Frank Black est un homme perturbé par un don : il a des visions qui lui permettent de se mettre à la place des assassins au moment où ils commettent leur crime. Collaborant avec le FBI, Frank est rattrapé par le mal: il reçoit des polaroids montrant sa femme et sa fille dans leur vie quotidienne de la part d'un inconnu.
Sentant sa famille menacée, il déménage et s'installe dans une maison jaune, rassurante, un havre de paix.

Mais Frank est vite recontacté par un mystérieux groupe très intéressé par son don : le groupe Millennium. Débute alors une quête initiatique dans une ambiance de fin de millénaire annonciatrice de la fin du monde" ( Edouard de Teyssière )


Personnages de la série:


Emma HolisLara MeansJordan BlackFrank Black
                Peter WattsCatherine BlackBob BletcherLucy Butler

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Mardi 28 août 2007

( En réf. à l'épisode 15, saison 1 de "Millennium" )

 

                                           

                              La Grande Mère peut prendre l'apparence d'une sorcière.

 

 

 

 

 << A son niveau le plus primitif, que ce soit chez les habitants incultes d'un pays arriéré ou chez les gens en apparence civilisés et développés de l'Occident, l'amour de la mère pour son enfant est une réaction inconsciente et instinctive. Elle n'est pas encore une véritable relation avec la descendance, composée d'êtres indépendants, elle est plutôt basée sur l'identification; la mère réagit à l'égard de son petit comme s'il était encore une partie de son propre corps, comme c'était le cas durant la grossesse. L'enfant est une partie de son être qui doit être aimée comme elle s'aime elle-même et dont elle dispose à son gré. Cette identification instinctive constitue la racine de l'amour maternel, encore que celui-ci puisse être grandement modifié. Chez les animaux et les primitifs, aucune loi ne protège les petits, ils sont soignés et nourris, ou au contraire négligés et maltraités, selon que l'instinct inconscient de la mère en décide. Si le nourrisson lui semble de trop, elle le tue ou l'abandonne, exactement comme en d'autres circonstances elle sacrifie son propre bien-être, peut-être même sa vie pour le protéger.

C'est pour cette raison que la figure archétypique de la mère apparait dans les mythes et les sculptures les plus primitives comme immense, toute puissante et écrasante, et c'est pourquoi les rituels qui s'y rapportent ne visaient pas à obtenir son amour, mais plutôt à l'apaiser. Dans ces mythes, la mère est représentée sous un aspect barbare ou bestial, très choquant pour les peuples civilisés. Cependant, il n'est pas rare de nos jours, et chez les peuples chrétiens, d'entendre parler d'enfants qui sont abandonnés ou même tués par des mères désespérées. La connaissance du côté sombre des histoires familiales révèle que l'enfant "indésiré" n'est nullement une rareté, même si son bien-être physique et matériel fait l'objet d'une scrupuleuse attention. Dans les rêves de cette catégorie d'enfants, ou des hommes et des femmes qu'ils deviennent par la suite, on peut trouver des traces de la mère archétypique barbare, car elle a exercé une beaucoup plus grande influence sur leur développement psychique que l'attitude extérieure de leur mère réelle, dont la sollicitude pour leur santé et leur bonheur n'était que superficielle.    

Cette situation sera éclairée par l'histoire d'un artiste d'une grande sensibilité dont toute la vie avait pris une mauvaise direction sous l'influence de la crainte et de l'amertume. Ces sentiments négatifs étaient dirigés contre sa mère morte, contre sa soeur ainée et contre l'Eglise catholique. Il sentait que sa soeur et l'Eglise ( Mater Ecclesia )  cherchaient toutes deux à le dominer, à l'étrangler, à le détruire. Au cours de son analyse, il se rappela avec une grande émotion un incident qui s'était passé lorsqu'il avait six ou sept ans. Il jouait près de sa maison, sur un terrain vague, où on lui défendait d'aller, parce qu'il était fréquenté par des vagabonds de la ville; mais comme tous les garçons, il y était attiré par l'atmosphère d'étrangeté et d'aventure qui y régnait. Un jour qu'il venait de s'y glisser par un trou de la palissade, il vit deux policiers qui traversaient le terrain, et dont l'un portait un paquet. Le garçon se cacha derrière un buisson, tandis que, de l'autre côté, les hommes ouvraient le paquet, et l'enfant vit, à sa grande horreur, qu'il contenait le cadavre d'un nouveau-né. Instinctivement, il comprit que ce nourrisson, avait été "indésiré" par sa mère. A ce moment, son inconscient entra en jeu, il sentit que sa propre mère avait, elle aussi, désiré le rejeter, mais qu'elle en avait été empêchée, ce qui expliquait sa malveillance habituelle. En outre, il il comprit que sa soeur, qui connaissait le désir secret de sa mère, n'attendait qu'une occasion de le réaliser. Naturellement, il n'osa pas raconter ce qu'il avait vu; mais bien qu'avec le temps ce souvenir se fût effacé de sa mémoire, la vision de la mère inhumaine l'accompagna et exerça sur lui une influence dominante pour le reste de ses jours.

Si une expérience de cette nature n'est pas réellement vécue, de façon a consteller l'image archétypique inconsciente, elle peut néanmoins apparaitre dans les rêves, particulièrement au moment où le sujet qui devrait se risquer à entreprendre une chose nouvelle est retenue par un besoin infantile d'encouragement ou de sympathie. Dans ces moments-là, il rêve peut-être d'une vieille femme semblable à une sorcière, qui tue et dévore de petits animaux transformés en petits enfants. Sa propre volonté de vivre est dévorée par la mère archétypique, image de l'obsession dont il n'a pas su se libérer.>>

Esther Harding, "La réalité de l'âme" (1947)                           

 

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Jeudi 23 août 2007

 

( En réf. à l'épisode 14, saison 1 de "Millennium" )

 

                                        

              Frank Black : un comportement protecteur pour sa fille Jordan et sa famille en général.

 

<< Un archétype peut être défini comme une possibilité innée de comportement, qui s'est développée au cours de l'histoire de l'humanité ou même avant. Les êtres humains réagissent à quelqu'un ou à quelque chose dans une situation typique qui se répète chaque fois. La mère réagit archétypiquement au fils et à la fille, le père fait de même; un homme réagit de façon archétypique à l'égard d'une femme, etc. Dans ce sens, certains archétypes ont pour ainsi dire deux pôles. Dans la situation originelle de l'archétype, il existe une polarité.

Comment s'est constitué exactement un comportement archétypique, nous n'en savons évidemment rien. Peut-être qu'à l'origine, un pôle de l'archétype se trouvait chez un individu humain et l'autre pôle en dehors de lui. par exemple chez son semblable. Dans la psychologie humaine, par contre, telle que nous la connaissons depuis des temps historiques, les deux pôles se trouvent chez le même individu. Nous sommes nés avec les deux pôles de l'archétype en nous. Si un pôle de l'archétype se présente dans le monde extérieur, le pôle intérieur est activé. L'enfant éveille chez la mère la conduite maternelle. Dans la psyché de toute femme se trouve une possibilité innée de comportement mère-à-enfant, ce qui, de façon énigmatique, suppose que l'enfant soit déjà contenu dans la mère, un peu dans le sens de Goethe :<< Si notre oeil n'était capable de capter la lumière, comment le soleil pourrait-il l'éclairer?>>.  Peut-être ne devrions-nous pas parler d'un archétype de la mère, d'un enfant, ou du père. Il serait plus pertinent de parler d'un archétype mère/enfant, ou père/enfant. Nous parlons déjà d'un archétype senex/puer et non d'un archétype du senex ou d'un archétype du puer.

Dans le prolongement de notre pensée, nous proposons de considérer qu'il n'existe pas un archétype particuliers du guérisseur et un archétype du patient. Le guérisseur et le patient sont des aspects d'un même archétype. [...]

Tout ceci peut paraitre quelque peu théorique et abstrait. Cette idée prend un peu de relief si nous la concrétisons. Si quelqu'un devient malade, c'est l'archétype médecin/malade qui se constelle. Le malade cherche un guérisseur extérieur, mais en même temps, s'active le guérisseur intra-psychique.[...] C'est le médecin dans le patient lui-même qui guérit tout autant que le médecin qui intervient de l'extérieur.[...]>>

"Pouvoir et relation d'aide", Adolf Guggenbuhl-Craig

Chiron, archétype du "médecin blessé"

 

 

 

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Samedi 31 mars 2007

 

( En réf. à l'épisode 12, saison 1 de "Millennium" )

Présentation de la synchronicité ( = hasards signifiants ) et plus précisemment de l' Unus Mundus , expression des alchimistes indiquant que le microcosme reflète le macrocosme ou inversement, que le monde est le reflet de l'âme. Présentation suivie de ce que peut représenter l'Arche pour chacun d'entre nous.

Pour celà, j'utiliserais un extrait d'un livre , " De Dieu aux dieux : un chemin de l'accomplissement" d'un auteur que j'apprécie beaucoup, Etienne Perrot.

 

  Etienne Perrot                   

 

 

Synchronicité

 

<< Sémur, 16 Juillet 1988. De ma fenêtre, je vois, entre deux maisons, miroiter l'eau de l'Armançon, qui ira se jeter dans l'Yonne à La Roche près de Sens. Depuis un peu plus d'un an, la rivière s'est dotée en cet endroit d'une île artificielle portant un petit édifice en bois qui est au centre de mon champ de vision. Cette construction est un ancien bateau-lavoir que j'avais toujours vu pourrissant le long de la berge. La municipalité, soucieuse d'accroitre le pittoresque de la petite cité, a décidé de le réhabiliter, pour employer l'expression du jour. On a d'abord édifié un socle en pierre et fait surgir dans le lit de la rivière un ilôt ayant la forme d'une barque dont la proue est tournée vers l'amont. On y a hissé le bateau-lavoir et on l'y a installé comme un monument vénérable sauvé de la destruction. Lorsque, l'an dernier, je suis arrivé à Semur, la veille de Pâques, et que j'ai apperçu pour la première fois ce navire immobile ancré au milieu des eaux de l'Armançon, j'ai éprouvé un choc, car c'était pour moi un rêve qui devenait réalité.

Six mois auparavant, en novembre 1986, mes travaux alchimiques avaient conféré une place de choix à la Belgique et le songe suivant m'était venu : << Je me trouvais dans une petite île herbue en forme de barque, au milieu de l'Armançon, qui était à la fois un ruisseau de Wallonie dont je venais dans la réalité d'apprendre le nom, l'Absoul. Debout, à l'avant de l'île, je contemplais le lent mouvement des eaux qui se divisaient en venant baiser les deux rives. Et voici que le courant apportait un objet inconnu qui venait s'échouer tout doucement à la pointe de l'île. C'était un morceau de bois grisâtre dont l'extrémité avait la forme d'une flèche, tandis que le corps rectangulaire se divisait vers l'arrière, comme une queue bifide d'oiseau. Une voix m'apprenait que ce morceau de bois était la synchronicité. [...]>> "

 

Symbolique de l'Arche

 

                     

L'Arche de Pocatello ( "Millennium")                                          L'Arche de Noé

 

 

<< Cette barque était en effet indéniablement porteuse d'une signification symbolique. Mais laquelle, grands dieux? la réponse jaillit soudain dans mon esprit : L'ARCHE DE NOE .[...] l'arche, refuge au temps de la détresse, maison de Dieu, espace harmonieux ménagé au coeur du chaos ! Celui-ci est la masse tumultueuse des eaux profondes où beaucoup trouve la mort. Cette mort est, pour nous, celle qu'entraîne l'ignorance des lois éternelles de la vie, elle est l'inconscience, mère de l'égarement et de la désespérance. Mais ces eaux, mortelles pour la plupart, deviennent pour un petit nombre, le principe de salut. De leur fond surgit une pierre, solide, inébranlable, appui assuré sur lequel repose la maison des sauvés, des porteurs de la semence sainte épargnés par le cataclysme et que les prophètes appelent le petit reste. Cette pierre et la maison qui la couronne sont le fruit de l'oeuvre intérieure. [...]  >>

Les eaux = l'Inconscient / La pierre = la pierre philosophale = l'archétype du Soi.

Etienne Perrot : << Nous avons donc à construire chacun pour notre compte l'arche salutaire >>

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Lundi 26 mars 2007

 

( en réf. à l'épisode 11 saison 1 de "Millennium" )

                                                                     

                                  Le couple royal

           L'hermaphrodite alchimique du Rosarium Philosophorum

 

 

 

 

 

I- Le mythe d'Hermaphrodite

<< Son nom l'indique, Hermaphrodite est le fils d'Hermes (Mercure) et d'Aphrodite (Vénus). Alors qu'il se promenait un jour près d'un lac superbe aux eaux magnifiques, il rencontra Salmacis, la nymphe du lac, qui en tomba éperdument amoureuse. Elle le fit savoir aussitôt à Hermaphrodite qui repoussa ses avances. La nymphe fit semblant d'être résignée et attendit son heure. Quand Hermaphrodite eut l'idée de se baigner dans le lac, Salmacis sauta sur l'occasion et sur le beau jeune homme qui, surpris ne put se libérer de l'étreinte. La nymphe l'enlaça si fort en priant les dieux de lui accorder que de leurs deux corps, il ne s'en fit qu'un. C'est alors que de cet enlacement, naquit un être nouveau: Hermaphrodite. Il se retrouva homme et femme en même temps et obtint que ceux qui se baigneraient dans ce lac, homme ou femme, participeraient à l'un et à l'autre sexe. >>  Carole Sédillot, "ABC de l'Alchimie"

 

 

 

II- Signification de la conjonction des opposés

<< Qu'est-ce que nous révèle tous ces mythes et ces symboles, tous ces rites et ces techniques mystiques, ces légendes et ces croyances impliquant plus ou moins clairement la coincidentia oppositorum , la réunion des contraires, la totalisation des fragments? Avant tout, une profonde insatisfaction de l'homme de sa situation actuelle, de ce que l'on appelle la condition humaine. L'homme se sent déchiré et séparé. Il lui est difficile de se rendre toujours parfaitement compte de la nature de cette séparation[...]  D'un certain point de vue, on peut dire que nombre de croyances impliquant la coincidentia oppositorum  trahissent la nostalgie d'un Paradis perdu, la nostalgie d'un état paradoxal dans lequel les contraires coexistent sans pour autant s'affronter et où les multiplicités composent les aspects d'une mystérieuse Unité. >>

Mircéa Eliade, " Mephistophélès et l'androgyne".

Etienne Perrot , reprenant TS Eliot, disait : " En ma fin est mon commencement ".

 

III- La confusion des plans

 

Art Nesbitt à sa femme : " Quand on a fait l'amour, on s'est donné l'un à l'autre un morceau de notre âme, de notre coeur, et puis on est devenu des êtres plus parfaits, oui, plus complets, et j'ai tout arrangé pour que rien n'altère la perfection. Nous ne serons plus jamais malheureux ma chérie, nous resterons ensemble à jamais, c'est ça notre union, c'est ça le mariage, Karen. "     ( "Millennium" )

 

 

      projet d'union mortelle

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Vendredi 23 mars 2007

 

                          

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Jeudi 22 mars 2007

 

 

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Mardi 20 mars 2007

 ( en réf. à l'épisode 11, saison 1 de "Millennium" )

 

                                  " Deux âmes, hélas, se partagent mon sein"

                

 

 

 

                         
                Art Nesbitt
   et ...                                                   Norman Bates 

                         
                                                                       

Extrait de " Anatomie de l'horreur - 1 " / Stephen King :

<< Ce conflit éternel est la pierre de touche de la religion chrétienne. Mais si l'on souhaite l'interpréter en termes mythiques, la dualité Jekyll/ Hyde en suggère une autre: celle déjà mentionnée entre l'Appolinien (la créature d'intellect, de sens moral et de noblesse, "la fleur même des convenances") et le Dionysiaque ( le dieu des réjouissances et de l'assouvissement des pulsions; le côté fêtard de la nature humaine). Et si l'on souhaite aller encore plus loin, on aboutit à une scission entre le corps et l'esprit [...]

Le meilleur exemple est peut-être "Psychose" d'Alfred Hitchcock [...] Psychose [...] nous présente le personnage de Norman Bates - et tel que l'interprète Anthony Perkins dans le film de Hitchcock, ce vieux Norman est vraiment un type coincé. Aux yeux du monde extérieur ( ou de cette partie dudit monde qui se soucierait de remarquer le gérant d'un motel miteux perdu dans la campagne ), Norman a l'air tout à fait normal. Il nous fait immédiatement penser à Charles Whitman; ce chef scout appollinien qui a assouvi ses pulsions dionysiaques en tirant sur la foule du haut de la Texas Tower; Norman a l'air si sympathique, Janet Leigh n'a sûrement aucune raison de le redouter. [...]

Si Psychose est si efficace, c'est parce que ce livre importe le Loup Garou chez nous. Il ne relève pas du mal extérieur ni d'une quelconque prédestination.; "la faute n'est pas en nos étoiles mais en nous-mêmes." >>
                                                                  

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Lundi 26 février 2007

( en réf à l'épisode 7 saison 1 de "Millennium" )

ETUDE D'UN ARCHETYPE:

 " Pan et le cauchemar" de James Hillman

 

 

 Pan, un dieu de la nature, dieu d'un monde panique, masturbatoire et violeur.

 

  La nature a un côté violent, effroyable , l'homme aussi. Pour être lui-même, il doit vivre cette composante de lui-même. Cette possibilité existe, pour le viol, par l'intermédiaire du cauchemar.  Le viol est une union forcée de "deux structures de conscience sans rapport entre elles". Le viol "met un terme brutal  à la division entre comportement et fantaisie".

"Pan chasse les nymphes, c'est à dire que le viol vise une forme de conscience vague encore située dans la nature, mais qui n'est pas personnellement incarnée.[...] Pan apporte du corps, un corps de bouc. Il impose la réalité sexuelle de la génération physique à une structure de conscience qui n'a pas de vie physique personnelle, dont la vie est tout entière "extérieure" dans la nature impersonnelle." (Hillman).

Pan= corps / nymphe = conscience ("désincarnée") , l'esprit doit donc être corporifié et le corps spiritualisé.

Je dirais que seul un Pan refoulé est "diabolique" et amène au viol sexuel concret. Hillman nous dit : " Si les nymphes et Pan ne font qu'un, il n'est besoin d'aucun interdit. L'interdit est au coeur même de la compulsion"

 

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