Jeudi 18 octobre 2007


                                                                            

                                                                                  Nicolas Sarkozy,  chef de l'Etat.




"[...] L’individu n’est plus qu’une « fonction de la société [40] », un serviteur de l’État. Cet État n’a que faire de personnalités capables de jugement. Les individus doivent être utilisables là où l’État a besoin d’eux. L’État limite leurs compétences au domaine où il souhaite les employer. Il est bon qu’ils ne soient qualifiés que dans un seul secteur ; on pourra ainsi mieux les convaincre que, n’ayant pas une vue d’ensemble et manquant de certaines compétences, ils ne peuvent se permettre quelque critique que ce soit. Seuls ceux qui occupent les hauts postes du gouvernement ont le droit de critiquer, de modifier les règles et de les faire appliquer coûte que coûte. Persuadés que la formule de Louis XIV « L’État, c’est moi » est exacte, ils peuvent agir selon leur bon vouloir. Ils finissent par s’identifier avec la doctrine de l’État qu’ils dirigent et deviennent les esclaves de leur propre fiction [41]. On croit, écrit Jung, pouvoir confier sa vie et son évolution à l’État anonyme. « Mais qui sont ces manifestes surhommes ? Tout comme nous, uniquement des maîtres dans l’art de considérer les autres comme des bêtes noires [42]. »
 

Quand l’objectif politique est considéré comme le seul valable, l’individu est trompé et privé de son véritable but : la prise de conscience de soi.[...]"

Véronique Liard

http://www.cairn.info/article.php?ID_REVUE=SOC&ID_NUMPUBLIE=SOC_082&ID_ARTICLE=SOC_082_0093

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Mercredi 17 octobre 2007
ROME, 17 oct 2007 (AFP)

Un citoyen français, nu et éméché, s'est introduit mercredi à l'aube dans un bâtiment faisant partie de la basilique Saint-Pierre au Vatican pour y faire sonner une cloche avant d'être arrêté, selon une information de l'agence Ansa confirmée par des sources vaticanes.

L'homme a escaladé vers 03H00 GMT mercredi les échaffaudages actuellement installés pour la restauration de la façade de l'"Arc des cloches", qui se trouve à gauche sur le fronton de la basilique, et a fait sonner une cloche.

L'homme, un Français dont ni l'identité ni l'âge n'ont été communiqués mais qui serait sans domicile fixe, était nu, en état d'hébriété et "dans un état de confusion", a écrit l'agence Ansa. Il a été arrêté par les gendarmes du Vatican et remis aux autorités italiennes.

L'"Arc des cloches" est une des trois entrées de la basilique Saint-Pierre et fait l'objet d'une surveillance de la garde suisse pontificale.

kd-nou/ljm/bds AFP 171134 OCT 07

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Mercredi 12 septembre 2007
"Lorsqu'une situation intérieure n'est pas amenée à la conscience, elle se manifeste à l'extérieur sous la forme du destin" 

Jung

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Mardi 11 septembre 2007

HPIM0207.JPG                   2 conjonctions
                 Attentats du 11 Septembre 2001                    Image d'une grande vision


Carl Gustav Jung, lors d'un séminaire de 1929 : ( extrait de  "L'analyse des rêves", tome 2 )

<< Si le Yang et le Yin se rencontrent, il en résulte une libération d'énergie qui peut être symbolisée par différentes formes. Dans le cas du rêveur, ce peut être une énergie émotionnelle, mais cela pourrait être l'explosion d'une révélation lumineuse, ou l'inspiration d'une grande vision. Il est intéressant de voir comment l'inconscient qui opère dans notre groupe a déjà pu anticiper la vision. J'ai ici une image réalisée antérieurement à nos discussions, par un membre de notre groupe, et qui de ce fait n'avait pas été influencé par nos réflexions relatives à l'union de ces deux symboles. Cette image représente ce qui se passe lorsque la croix et le croissant se rencontrent. [...] Ici la croix, puis vient le croissant. Ils sont rassemblés sur un mode très singulier, et immédiatement surgit une explosion très impressionnante, une immense libération d'énergie sous la forme d'une énorme sphère de lumière. C'est ainsi que se présente le phénomène énergétique. Dans ce dessin, nous avons la théorie dans sa totalité qui dit que lorsque se rencontrent les opposés il se produit une grande manifestation d'énergie, sous une forme ou une autre.

Cette lumière engendrée par la rencontre de la croix et du croissant parle d'une illumination, une sorte de révélation. Si l'on pouvait réunir la vérité de la croix avec celle du croissant, cela produirait cette illumination, la vérité combinée de l'islam et du christianisme. Si la possibilité existait d'extraire la vérité essentielle de l'un et celle de l'autre, et de les mélanger, alors une illumination colossale résulterait de cet entrechoquement qui culminerait dans une nouvelle conviction. >>

note du traducteur du livre: "à la lumière des évènements tragiques du 11 septembre 2001, on ne peut que rester confondu par ces paroles paradoxalement prophétiques de Jung, prononcées il y a soixante-douze ans. Jung pouvait-il imaginer quel chemin il nous reste à parcourir pour pouvoir un jour sortir de la nouvelle "guerre de religions" qui prend naissance sous nos yeux, et atteindre à cette conjonction de la croix et du croissant annoncée par cette illumination qu'a eu en décembre 1929 l'un des membres de son séminaire?"
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Lundi 10 septembre 2007


<<Il n’empêche que le but de la psychanalyse n’a jamais été d’offrir aux entrepreneurs de tout poil des individus au moi mieux formaté pour répondre aux besoins du capitalisme, c’est-à-dire à l’aliénation des individus au travail. Au contraire, la psychanalyse propose un chemin pour lutter contre ce qui nous aliène au quotidien, et offre une voie pour une libération des individus.

Si j’ai, de ma place, entendu quelqu’un formuler un jour cette injonction : « Il vous faut faire un travail sur vous-même ! », c’était de la part d’un patron qui m’avait confié son propre malaise, et qui, plutôt que de s’y atteler, préférait envoyer un de ses salariés sur le divan. Plus tard, le même patron me fera passer deux ans « au placard » parce que je refusais de lui servir d’alibi.>> M.Privat, psychanalyste.

Extrait de cet article : http://www.monde-diplomatique.fr/2007/04/A/14640

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Mercredi 5 septembre 2007
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Mardi 28 août 2007

( En réf. à l'épisode 15, saison 1 de "Millennium" )

 

                                           

                              La Grande Mère peut prendre l'apparence d'une sorcière.

 

 

 

 

 << A son niveau le plus primitif, que ce soit chez les habitants incultes d'un pays arriéré ou chez les gens en apparence civilisés et développés de l'Occident, l'amour de la mère pour son enfant est une réaction inconsciente et instinctive. Elle n'est pas encore une véritable relation avec la descendance, composée d'êtres indépendants, elle est plutôt basée sur l'identification; la mère réagit à l'égard de son petit comme s'il était encore une partie de son propre corps, comme c'était le cas durant la grossesse. L'enfant est une partie de son être qui doit être aimée comme elle s'aime elle-même et dont elle dispose à son gré. Cette identification instinctive constitue la racine de l'amour maternel, encore que celui-ci puisse être grandement modifié. Chez les animaux et les primitifs, aucune loi ne protège les petits, ils sont soignés et nourris, ou au contraire négligés et maltraités, selon que l'instinct inconscient de la mère en décide. Si le nourrisson lui semble de trop, elle le tue ou l'abandonne, exactement comme en d'autres circonstances elle sacrifie son propre bien-être, peut-être même sa vie pour le protéger.

C'est pour cette raison que la figure archétypique de la mère apparait dans les mythes et les sculptures les plus primitives comme immense, toute puissante et écrasante, et c'est pourquoi les rituels qui s'y rapportent ne visaient pas à obtenir son amour, mais plutôt à l'apaiser. Dans ces mythes, la mère est représentée sous un aspect barbare ou bestial, très choquant pour les peuples civilisés. Cependant, il n'est pas rare de nos jours, et chez les peuples chrétiens, d'entendre parler d'enfants qui sont abandonnés ou même tués par des mères désespérées. La connaissance du côté sombre des histoires familiales révèle que l'enfant "indésiré" n'est nullement une rareté, même si son bien-être physique et matériel fait l'objet d'une scrupuleuse attention. Dans les rêves de cette catégorie d'enfants, ou des hommes et des femmes qu'ils deviennent par la suite, on peut trouver des traces de la mère archétypique barbare, car elle a exercé une beaucoup plus grande influence sur leur développement psychique que l'attitude extérieure de leur mère réelle, dont la sollicitude pour leur santé et leur bonheur n'était que superficielle.    

Cette situation sera éclairée par l'histoire d'un artiste d'une grande sensibilité dont toute la vie avait pris une mauvaise direction sous l'influence de la crainte et de l'amertume. Ces sentiments négatifs étaient dirigés contre sa mère morte, contre sa soeur ainée et contre l'Eglise catholique. Il sentait que sa soeur et l'Eglise ( Mater Ecclesia )  cherchaient toutes deux à le dominer, à l'étrangler, à le détruire. Au cours de son analyse, il se rappela avec une grande émotion un incident qui s'était passé lorsqu'il avait six ou sept ans. Il jouait près de sa maison, sur un terrain vague, où on lui défendait d'aller, parce qu'il était fréquenté par des vagabonds de la ville; mais comme tous les garçons, il y était attiré par l'atmosphère d'étrangeté et d'aventure qui y régnait. Un jour qu'il venait de s'y glisser par un trou de la palissade, il vit deux policiers qui traversaient le terrain, et dont l'un portait un paquet. Le garçon se cacha derrière un buisson, tandis que, de l'autre côté, les hommes ouvraient le paquet, et l'enfant vit, à sa grande horreur, qu'il contenait le cadavre d'un nouveau-né. Instinctivement, il comprit que ce nourrisson, avait été "indésiré" par sa mère. A ce moment, son inconscient entra en jeu, il sentit que sa propre mère avait, elle aussi, désiré le rejeter, mais qu'elle en avait été empêchée, ce qui expliquait sa malveillance habituelle. En outre, il il comprit que sa soeur, qui connaissait le désir secret de sa mère, n'attendait qu'une occasion de le réaliser. Naturellement, il n'osa pas raconter ce qu'il avait vu; mais bien qu'avec le temps ce souvenir se fût effacé de sa mémoire, la vision de la mère inhumaine l'accompagna et exerça sur lui une influence dominante pour le reste de ses jours.

Si une expérience de cette nature n'est pas réellement vécue, de façon a consteller l'image archétypique inconsciente, elle peut néanmoins apparaitre dans les rêves, particulièrement au moment où le sujet qui devrait se risquer à entreprendre une chose nouvelle est retenue par un besoin infantile d'encouragement ou de sympathie. Dans ces moments-là, il rêve peut-être d'une vieille femme semblable à une sorcière, qui tue et dévore de petits animaux transformés en petits enfants. Sa propre volonté de vivre est dévorée par la mère archétypique, image de l'obsession dont il n'a pas su se libérer.>>

Esther Harding, "La réalité de l'âme" (1947)                           

 

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Jeudi 23 août 2007

 

( En réf. à l'épisode 14, saison 1 de "Millennium" )

 

                                        

              Frank Black : un comportement protecteur pour sa fille Jordan et sa famille en général.

 

<< Un archétype peut être défini comme une possibilité innée de comportement, qui s'est développée au cours de l'histoire de l'humanité ou même avant. Les êtres humains réagissent à quelqu'un ou à quelque chose dans une situation typique qui se répète chaque fois. La mère réagit archétypiquement au fils et à la fille, le père fait de même; un homme réagit de façon archétypique à l'égard d'une femme, etc. Dans ce sens, certains archétypes ont pour ainsi dire deux pôles. Dans la situation originelle de l'archétype, il existe une polarité.

Comment s'est constitué exactement un comportement archétypique, nous n'en savons évidemment rien. Peut-être qu'à l'origine, un pôle de l'archétype se trouvait chez un individu humain et l'autre pôle en dehors de lui. par exemple chez son semblable. Dans la psychologie humaine, par contre, telle que nous la connaissons depuis des temps historiques, les deux pôles se trouvent chez le même individu. Nous sommes nés avec les deux pôles de l'archétype en nous. Si un pôle de l'archétype se présente dans le monde extérieur, le pôle intérieur est activé. L'enfant éveille chez la mère la conduite maternelle. Dans la psyché de toute femme se trouve une possibilité innée de comportement mère-à-enfant, ce qui, de façon énigmatique, suppose que l'enfant soit déjà contenu dans la mère, un peu dans le sens de Goethe :<< Si notre oeil n'était capable de capter la lumière, comment le soleil pourrait-il l'éclairer?>>.  Peut-être ne devrions-nous pas parler d'un archétype de la mère, d'un enfant, ou du père. Il serait plus pertinent de parler d'un archétype mère/enfant, ou père/enfant. Nous parlons déjà d'un archétype senex/puer et non d'un archétype du senex ou d'un archétype du puer.

Dans le prolongement de notre pensée, nous proposons de considérer qu'il n'existe pas un archétype particuliers du guérisseur et un archétype du patient. Le guérisseur et le patient sont des aspects d'un même archétype. [...]

Tout ceci peut paraitre quelque peu théorique et abstrait. Cette idée prend un peu de relief si nous la concrétisons. Si quelqu'un devient malade, c'est l'archétype médecin/malade qui se constelle. Le malade cherche un guérisseur extérieur, mais en même temps, s'active le guérisseur intra-psychique.[...] C'est le médecin dans le patient lui-même qui guérit tout autant que le médecin qui intervient de l'extérieur.[...]>>

"Pouvoir et relation d'aide", Adolf Guggenbuhl-Craig

Chiron, archétype du "médecin blessé"

 

 

 

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Samedi 16 juin 2007

 

                                                               

                                                           Edward Edinger ( 1922-1998 )

 

<< Je vais maintenant vous proposer un fantasme personnel. Supposons que l'Univers consiste en un esprit omniscient doué d'absolue et totale connaissance. Mais il est endormi. Doucement il bouge, s'étire et commence à s'éveiller. Il se met à poser des questions. Que suis-je ? Aucune réponse ne vient. Alors il pense : je vais consulter mes fantasmes, je vais faire de l'imagination active. Ainsi naissent les galaxies et le système solaire. La fantaisie se concentre sur la terre qui devient autonome et la vie apparait. Puis l'esprit divin désire le dialogue et l'homme surgit pour répondre à son attente. La divinité est tendue vers la connaissance d'elle-même et les plus nobles représentants de l'humanité portent le poids de cette urgence divine. Beaucoup se brisent sous la charge qui leur est imposée. Quelques-uns survivent et intègrent le fruit de leur rencontre avec la divinité dans des oeuvres puissantes touchant la religion, l'art et la connaissance humaine. Celles- ci engendrent alors des ères nouvelles, des civilisations nouvelles dans l'hitoire de l'humanité. Lentement, au fur et à mesure que se développe ce processus, Dieu commence à apprendre qui Il est.

 

Comme nous l'avons vu au chapitre un, Jung fit vers la fin de sa vie, une déclaration qui formule clairement ses conclusions sur le but et le sens général de la vie humaine. Elle vaut la peine d'être répétée ici:

La tâche de l'homme est  ... de prendre conscience de ce qui provenant de l'inconscient se presse et s'impose à lui, au lieu d'en rester inconscient ou de s'y identifier. Car, dans ces deux cas, il est infidèle à sa vocation, qui est de créer de la conscience. Pour autant que nous soyons à même de le discerner, le sens seul de l'existence humaine est d'allumer une lumière dans les ténèbres de l'être pur et simple. Il y a même lieu de supposer que tout comme, l'inconscient agit sur nous, l'accroissement de notre conscience a, de même, une action en retour sur l'inconscient. >>

Edward Edinger,  "La création de conscience".

 

 

                                             

      Jacob ( le "Moi" , le " Conscient" , l'"Homme" ) confronté à  l'Ange ( le "Soi", l' "Inconscient, "Dieu". )

 

 

 

trois livres à lire :        

                      

 

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Mardi 29 mai 2007

 

                                           Christine

Dans le film "Christine", Arnie  (Keith Gordon) est en pleine "participation mystique" avec Christine, sa voiture.

 

La premiere fois qu'Arnie vit Christine, il tomba en extase devant cette beaute aux formes eblouissantes. C'etait dit, ils allaient lier leurs destins pour le meilleur et pour le pire. Mais Christine, la belle plymouth, modele 57, n'aime pas trop les rivales. Gare a celles qui voudront approcher Arnie!  ( Synopsis allociné.fr )

"Tout ce qui m'appartient porte comme une empreinte le fait d'être mien, c'est à dire une identité subtile avec mon moi. Certaines langues primitives expriment ce fait de façon suggestive, quand par exemple elle ajoute le suffixe de l'être vivant à la pirogue si elle m'appartient mais non si elle est à un autre. Cette appartenance à ma personnalité de tout ce qui est marqué de l'empreinte d'être mien a été désigné de façon très adéquate par Lévy-Bruhl du nom de "participation mystique". Il s'agit d'une identité irrationnelle, inconsciente provenant de ce que toute chose qui est en contact avec nous n'est pas seulement elle même, mais aussi en même temps un symbole.

La symbolisation résulte du fait que d'abord chaque homme a des contenus inconscients et qu'ensuite chaque chose a aussi son côté inconnu. Ainsi par exemple ma montre : qui, si il n'est horloger, osera affirmer qu'il connait le mécanisme de sa montre ? Et quel horloger à moins d'être par hasard minéralogiste ou physicien connait la structure moléculaire de l'acier des ressorts qu'il emploie?
et quel minéralogiste est il en état de réparer sa montre ?

Mais là où deux éléments inconnus se réunissent, ils ne se laissent plus distinguer. l'inconnu dans l'homme et l'inconnu dans la chose coincident. De là nait une identité psychique qui peut à l'occasion revêtir des formes grotesques. Ce qui est à "moi" , un autre ne doit pas le toucher, à plus forte raison l'utiliser. Je me sens offensé si il n'accorde pas les egards suffisants à "mes" affaires. Ainsi deux coolies chinois conduisant des rickshaws étaient entré dans une violente querelle et comme on menaçait d'en venir aux voies de fait, l'un des antagonistes donna un coup de pieds au véhicule de l'autre , mettant ainsi le point final a la discussion.
Nos contenus inconscients sont en effet toujours projetés tant qu'ils demeurent inconscients et cette projection s'opère dans tout ce qui est "mien", choses aussi bien que bêtes et hommes. Et tant que "mes" objets sont porteurs de projections , ils sont davantage et ils exercent une fonction plus importante que ce qu'ils sont en eux même et pour eux mêmes.

Ils ont une signification aux strates multiples et sont par suite symboliques, état de chose dont nous ne sommes , il est vrai, que rarement ou jamais conscient. Notre psyché s'étend en réalité bien au delà des frontières de la conscience , ce dont un alchimiste semble avoir eu conscience , lorqu'il disait que l'âme est pour sa plus grande partie extérieure à l'homme."

CG Jung.

par fox publié dans : Cinéma
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