Episode 2 Saison 1 : << Le visage de la bête >>
1/ Dialogue (extrait) entre Frank et Catherine sur le Mal:
CB : Les enfants maltraités deviennent des adultes bourreaux
FB: Donc la vraie source du Mal, c'est nous.
CB: Somme nous tous capable de faire le Mal ,Frank?
FB:Ou bien, il y a quelque chose au dessus de nous, une force ou une présence qui nous guette et cette chose créé le meurtre, elle créé l'holocauste.
2/ Dimension humaine puis métaphysique du Mal vu par Carl Gustav Jung :
- extrait de "Essais sur la symbolique de l'Esprit" de CG Jung :
<< L'inconscience est l'une des causes les plus évidentes du mal en général, c'est pourquoi je souhaiterais que la parole de Jésus, que j'ai déjà mentionnée : "Si tu sais ce que tu fais, tu es heureux; mais si tu ne sais pas ce que tu fais, tu es maudit" , se trouve encore dans l'Evangile, dût-elle ne se
vérifier qu'une seule fois. J'aimerais bien l'inscrire comme devise en exergue à une morale régénérée.>>
- extrait de "Le divin dans l'homme" de CG Jung:
"[...]Le mal est -en terme de psychologie- d'une effrayante réalité. C'est une erreur fatale que de minimiser sa puissance et sa réalité - quand ce ne serait qu'au
sens métaphysique .[...]Le mal ne devient pas moindre , en vérité, lorsqu'il est maquillé en non-réalité ou en simple faute commise par l'homme. Le mal était là
avant l'homme, quand sa responsabilité ne pouvait absolument pas être engagée. Dieu est le mystère des mystères, un véritable tremendum. Le bien et le mal sont
psychologiquement relatifs l'un à l'autre et en ce sens pleinement REELS, et pourtant on ne sait pas ce
qu'ils sont en eux mêmes.C'est la raison pour laquelle il ne faut pas les projeter sur un être transcendant. C'est ainsi seulement que l'on évitera le dualisme manichéen, sans
petitiones principii ou autres faux fuyants. Je suis un hérétique je suppose."
Prolongement:
<< Nous pouvons dire de même - en faisant une brève incursion dans la métaphysique - : nous poursuivons le Bien qui est au delà du bien. Le Bien, c'est
la totalité, le Bien c'est la voie juste, la voie du milieu, et non pas un principe opposé à un autre. C'est la solution du problème qui s'est posé pour Jung, de
savoir si Dieu, , c'est à dire la Réalité suprême, la Réalité ultime, l'accomplissement de l'homme était bon ou n'était pas bon. Il est d'une bonté qui inclut le mal, il est
lumière qui inclut la ténèbre. Je vous disait que les voies dites spirituelles , telles qu'on les pratique actuellement et telles qu'elles sont proposées à des gens comme nous, avec nos besoins
de chrétiens, au moins atavique, ou d'Israelites ataviques, sont insuffisantes pour nous , car elles nous ont caché tout le côté obscur,
et notre voie, c'est de retrouver le côté obscur.>> Etienne Perrot