Lundi 24 juillet 2006
DEFINITIONS

   un mandala, symbole du Soi.

 

1/ Le Soi : c'est l'archétype central, l'archétype de l'ordre, la totalité de l'homme. Il est représenté symboliquement par le cercle, le carré, la quaternité, l'enfant, le mandala, etc.

Le Soi est non seulement le centre, mais aussi la circonférence complète qui embrasse à la fois conscient et inconscient ; il est le centre de cette totalité comme le moi est le centre de la conscience.

Le Soi est aussi le but de la vie, car il est l'expression la plus complète de ces combinaisons du destin que l'on appelle un individu.

 

2/ L'individuation : " La voie de l'individuation signifie: tendre à devenir un être réellement individuel et dans la mesure où nous entendons par individualité la forme de notre unicité la plus intime, notre unicité dernière et irrévocable, il s'agit de la réalisation de son Soi dans ce qu'il a de plus personnel et de plus rebel à toute comparaison. "

Extrait du glossaire de "Ma vie" de CG Jung.

par fox publié dans : Carl Gustav Jung
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Vendredi 21 juillet 2006
L'ARCHETYPE DU TRICKSTER : épisode 2 , saison 1

     le trickster

1/ Qu'est-ce que le trickster?

Extrait de "Le vocabulaire de Carl Gustav Jung" d'Aimé Agnel :

" Dénomination anglaise du mythe du Fripon tel qu'il a été étudié chez les Indiens d'Amérique du Nord. Personnage farceur et rusé, le trickster symbolise le renversement de l'ordre établi. Il possède de nombreux équivalents: clown, pitre, bouffon ... et est mis en scène dans les rites collectifs : saturnales, carnaval, liturgies parodiques, etc. Ses effets ont été décrits notamment par l'anthropologue Paul Radin et le mythologue Karl Kérényi dont les travaux ont influencés Jung.[...]

Son effet principal est le renversement. A ce titre, il incarne la dynamique de l'ombre dans une conscience trop unilatérale et dominée par le moi. Sa survenue dans les rêves, lapsus, actes manqués, voire dans des situations vécues comme chaotiques, signale la libération d'une énergie compensatrice. [...]" 

2/ Le cauchemard de Jordan:

Une fête est organisée dehors chez elle , une jolie petite fête costumée avec ses ami(e)s. Sa mère est là, tout d'un coup, elle s'inquiète et appelle sa fille. Derrière Catherine, apparait le trickster sous forme de clown. Jordan est dans la maison, sort d'une pièce et voit son père qui descend un escalier en colimaçon. Elle lui parle mais il ne lui répond pas. Puis le trickster apparait, inquiétant. La petit fille est effrayée.

3/ Ebauche d'interprétation:

Frank veut montrer une vision "paradisiaque" du monde à sa fille, c'est sa façon de la protéger de l'horreur du monde. Mais une vision paradisiaque est une vision déséquilibrée. Le rêve tente peut-être de compenser cette situation, le trickster peut alors entrer en scène. Sa mère et son père ne peuvent la protéger face à l'inconscient. 

 

 

par fox publié dans : Millennium
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Mardi 18 juillet 2006

Episode 2 Saison 1 : << Le visage de la bête >>

 

 

 

 

1/ Dialogue (extrait) entre Frank et Catherine sur le Mal:

CB : Les enfants maltraités deviennent des adultes bourreaux

FB: Donc la vraie source du Mal, c'est nous.

CB: Somme nous tous capable de faire le Mal ,Frank?

FB:Ou bien, il y a quelque chose au dessus de nous, une force ou une présence qui nous guette et cette chose créé le meurtre, elle créé l'holocauste.




2/
Dimension humaine puis métaphysique du Mal vu par Carl Gustav Jung :

-  extrait de "Essais sur la symbolique de l'Esprit" de CG Jung :

<< L'inconscience est l'une des causes les plus évidentes du mal en général, c'est pourquoi je souhaiterais que la parole de Jésus, que j'ai déjà mentionnée : "Si tu sais ce que tu fais, tu es heureux; mais si tu ne sais pas ce que tu fais, tu es maudit" , se trouve encore dans l'Evangile, dût-elle ne se vérifier qu'une seule fois. J'aimerais bien l'inscrire comme devise en exergue à une morale régénérée.>>

- extrait de "Le divin dans l'homme" de CG Jung:
 
"[...]Le mal est -en terme de psychologie- d'une effrayante réalité. C'est une erreur fatale que de minimiser sa puissance et sa réalité - quand ce ne serait qu'au sens métaphysique .[...]Le mal ne devient pas moindre , en vérité, lorsqu'il est maquillé en non-réalité ou en simple faute commise par l'homme. Le mal était là avant l'homme, quand sa responsabilité ne pouvait absolument pas être engagée. Dieu est le mystère des mystères, un véritable tremendum. Le bien et le mal sont psychologiquement relatifs l'un à l'autre et en ce sens pleinement REELS, et pourtant on ne sait pas ce
 qu'ils sont en eux mêmes.C'est la raison pour laquelle il ne faut pas les projeter sur un être transcendant. C'est ainsi seulement que l'on évitera le dualisme manichéen, sans petitiones principii ou autres faux fuyants. Je suis un hérétique je suppose."


Prolongement:

<< Nous pouvons dire de même - en faisant une brève incursion dans la métaphysique - : nous poursuivons le Bien qui est au delà du bien. Le Bien, c'est la totalité, le Bien c'est la voie juste, la voie du milieu, et non pas un principe opposé à un autre. C'est la solution du problème qui s'est posé pour Jung, de savoir si Dieu, , c'est à dire la Réalité suprême, la Réalité ultime, l'accomplissement de l'homme était bon ou n'était pas bon. Il est d'une bonté qui inclut le mal, il est lumière qui inclut la ténèbre. Je vous disait que les voies dites spirituelles , telles qu'on les pratique actuellement et telles qu'elles sont proposées à des gens comme nous, avec nos besoins de chrétiens, au moins atavique, ou d'Israelites ataviques, sont insuffisantes pour nous , car elles nous ont caché tout le côté obscur,

et notre voie, c'est de retrouver le côté obscur.>>    Etienne Perrot

  

par fox publié dans : Millennium
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Mardi 18 juillet 2006

<<L'OMBRE>>

Catherine Black: << Frank a repris le travail parce qu'il le fallait ... c'est un devoir pour lui et je l'imagine des fois en héros sortit tout droit d'un livre qui regarde l'horizon, qui rêve de sauver notre monde."

Carl Gustav Jung: << Imaginez un homme qui soit assez courageux pour retirer sans exception, toutes ses projections et vous aurez un individu qui aura pris conscience d'une ombre étonnament épaisse. Un tel homme s'est chargé de nouveaux problèmes et de nouveaux conflits. Pour lui même, il est devenu une grande tâche, car désormais il ne saurait plus dire que "eux" font ceci ou cela, que "les autres" sont dans l'erreur et qu'il faut "les" combattre. Il vit dans la "maison de la réflexion sur soi même", du recueuillement intérieur. Un tel homme sait que tout ce qui va de travers dans le monde agit aussi en lui-même, si seulement il apprend à traiter comme il convient avec sa propre ombre, il aura accompli quelque chose de réel pour le monde . Il aura alors réussi à résoudre au moins une partie, ne fut elle qu'infinitésimale, des gigantesques problèmes irrésolus de notre époque.>>

par fox publié dans : Carl Gustav Jung
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Dimanche 16 juillet 2006

L'OMBRE concept jungien, 1ère approche.

 

Frank Black , parlant du tueur :" Je deviens comme lui, le côté sombre de la nature humaine. Je deviens le monstre qu'il est, je deviens l'horreur qui se tapit dans le côté sombre de nos coeurs. C'est mon don, ma malédiction."

 

Carl Gustav Jung, Extrait d'un article datant de 1945 in "Aspects du drame contemporain" :

<< "Voilà le revers de ma médaille, mon alter ego, mon autre moi, mon ombre, d'une évidence par trop éclatante pour continuer à être niée."

Que l'on s'y arrête; car telle est l'exigence qu'implique le destin de l'Allemagne et aussi le destin de l'Europe. Tous, nous avons à distinguer et à reconnaitre l'ombre qui se presse derrière l'homme contemporain. Inutile de brandir devant les Allemands la face grimaçante de Satan; les faits parlent un langage encore plus claire et c'est en vain que l'on voudrait apporter aide et assistance à qui ne les comprend pas. Chacun doit chercher en soi, chacun doit se demander à lui-même ce qu'il faut bien faire de la vision horrifiante rencontrée dans le réel.

Ce n'est vraiment pas une chose négligeable que de connaitre sa propre faute et les puissances du Mal que l'on porte en Soi. Perdre son ombre des yeux n'est en rien matière à bénéfice. Car la conscience de la faute a cet avantage, en effet, qu'elle permet changement et amélioration.

Ce qui demeure plongé dans l'inconscient, c'est là un fait bien connu, ne se transforme jamais. Ce n'est que dans la conscience que s'opèrent les rectifications, les corrections psychologiques. La conscience de la faute peut devenir le stimulant moral le plus puissant. Au cours de chaque traitement d'une névrose, il faut chercher et trouver l'ombre, sinon rien ne peut être changé ( ce qui n'est d'ailleurs pas une vérité bien neuve!).

A cet égard, je fais confiance aux éléments restés saints du peuple allemand. Je crois qu'ils sauront tirer des faits des conclusions qui s'imposent. Sans l'aveu de la faute, il ne se produit malheureusement aucune maturation de la vie spirituelle et aucun élargissement de l'horizon. [...]

Une lourde faute peut être suivie d'une grâce plus grande encore. Un pareil évènement, lorsqu'il a lieu, entraine une métamorphose intérieure qui est infiniment plus importante que toutes les réformes politiques et sociales; celles-ci, en détail et dans leur ensemble, ne peuvent valoir grand chose tant qu'elles sont aux mains d'individus qui n'ont pas déjà eux mêmes mis de l'ordre dans leur maison, dans leur être intime. C'est ce que nous oublions toujours à nouveau, parce que nous sommes fascinés par les circonstances ambiantes au lieu de peser notre coeur et d'examiner notre conscience.

Chaque démagogue tire profit des faiblesses humaines en détournant à grands cris l'attention sur les nombreuses imperfections extérieures. Cependant, en première comme en dernière analyse, ce qui cloche, ce qui est imparfait, - déterminant de façon absolue toutes les autres imperfections - c'est l'homme. >>

par fox publié dans : Carl Gustav Jung
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Vendredi 14 juillet 2006

                                                
                                                             Chris Carter

Chris Carter, à travers Millennium, s'attache à explorer le côté sombre de l'âme humaine et s'interroge sur le Mal. Il s'intéresse particulièrement aux tueurs en série, il avait beaucoup aimé le film "Le silence des agneaux".

Carl Gustav Jung, lui, est un explorateur de la totalité de l'âme et à ce titre il s'est aussi penché sur ce qu'il appelera "l'ombre" et le problème du Mal. Dans la catégorie "Carl Gustav Jung" , j'exposerai ses réflexions concernant ces thèmes majeurs de la série Millennium mais aussi donc de la psychologie des profondeurs. Son travail au Burghôzli, clinique psychiatrique de l'université de Zurich, l'aida beaucoup dans ses recherches.

D'un côté, les tueurs en série et de l'autre, les malades mentaux et tout ça pour nous conduire où? Jusqu'à nous.

Jung dira  dans son autobiographie, "Ma vie" : "En me penchant sur les malades et leur destin, j'avais saisi que les idées de persécution et que les hallucinations se constituent autour d'un noyau significatif. A leur arrière-plan il ya les drames d'une vie, une espérance, une désirance. Si nous n'en comprenons pas le sens, cela ne dépend que de nous. C'est dans ces circonstances qu'il m'apparut pour la première fois clairement que gît et se cache dans la psychose une psychologie générale de la personnalité et qu'en elle se retrouvent tous les éternels conflits de l'humanité. Chez les malades qui donnent l'impression d'être irremédiablement détériorés, obtus, apathiques, s'agite plus de vie et plus de sens qu'il n'y parait. Au fond, nous ne découvrons chez le malade mental rien de neuf et d'inconnu; nous rencontrons la base même de notre propre nature. Cette découverte fut pour moi, à cette époque, un tournant capital qui me bouleversa profondément."

par fox publié dans : Carl Gustav Jung
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Mercredi 12 juillet 2006

 

L'emblême du groupe MillenniuM :
 

                                    



<< Symbole de l'évolution, le serpent qui se mord la queue et qui renaît indéfiniment de sa propre destruction représente le cercle. Il incarne "l'éternel retour", le mouvement perpétuel qui passe et repasse sans cesse par les phases de vie et de mort. La tradition alchimique désigne l'Ouroboros à la fois comme le principe et la finalité de l'Oeuvre.

Dans certaines figurations, il apparait moitié noir, moitié blanc, signifiant ainsi l'union des deux principes opposés: le ciel et la terre, le jour et la nuit, le chaud et le froid, le bien et le mal. le féminin et le masculin. L'Ouroboros des alchimistes symbolise d'une manière éloquente l'unité fondamentale éternelle et infinie, de l'Univers et de la Matière, de sa transformation et son évolution. La création part de Dieu pour revenir à Dieu s'engendrant et se consommant elle-même en un éternelle périple sacré. L'Ouroboros illustre parfaitement l'axiome grec En To Pan  qui signifie "Tout est Un", "Tout est dans Tout".

Extrait de "L'ABC de l'Alchimie" de Carole Sédillot.
              

                                                        

par fox publié dans : Millennium
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Mercredi 12 juillet 2006

                                                                 L'introversion et l'extraversion nous caractérisent tous, mais cependant nous avons tous un "penchant" pour l'une de ces deux attitudes.

Frank Black est un introverti. C'est plutôt un solitaire . Il n'a pas véritablement d'ami si ce n'est peut-être Peter Watts du groupe Millennium. Ce n'est pas un grand bavard,  il parle "utile" et ne respire pas vraiment la joie. Son travail doit y être pour beaucoup! Sa fille l'aide à développer son extraversion.

Gros plan sur cette notion d'introversion  avec cet extrait de "ABC de la psychologie jungienne" de Carole Sédillot :

<< La nature introvertie est solitaire et silencieuse . Elle se montre discrète, réservée, d'un abord fermé et peu enjoué, ce qui ne facilite pas toujours le contact. Cependant si l'attitude porte à l'observation, elle ne se perd pas pour autant dans les dédales du monde intérieur et n'entrave pas la communication avec l'extérieur. L'individu a seulement besoin de prendre du recul pour évaluer, analyser et gagner en profondeur. La notion de temps apparait donc comme indispensable.

Tourné vers l'intérieur, l'introverti vit la relation sur un mode abstractif, le sujet étant toujours l'élément privilégié, l'objet un moyen à son service. Il arrive que ses critères et ses références soient en contradiction ou en désaccord avec l'opinion extérieur (objet) mais toujours en adéquation avec lui-même (sujet). L'individu de cette catégorie n'est ni soumis ni dépendant des dictats du monde extérieur, il sait tout à fait en tirer parti. Il a tendance à se suffire à lui-même, bien que cette attitude de retrait cache souvent un manque d'assurance et de confiance. Dans son versant négatif, l'introverti peut se couper des autres et dans sa version très négative il devient un asocial et un misanthrope. >>

par fox publié dans : Millennium
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Mardi 11 juillet 2006

 

Extrait de "Essai d'exploration de l'inconscient" de CG Jung:

"Ce sont des observations qui ont amené les psychologues à supposer l'existence d'une psyché inconsciente, bien que beaucoup de philosophes et de savants se refusent à y croire. Ils objectent naivement qu'une telle supposition impliquerait l'existence de deux sujets, ou pour exprimer les choses en langage ordinaire, de deux personnalités dans le même individu.
Mais c'est précisement ce qu'elle implique et à juste titre. Et c'est un malheur pour l'homme moderne que beaucoup de personnes souffrent aujourd'hui de cette dualité, car en principe, il ne s'agit nullement d'un symptôme pathologique. C'est un fait normal, que l'on peut observer partout, à toutes les époques. Le névrosé dont la main droite ne sait pas ce que fait la gauche n'est pas un cas unique. Cette situation n'est que la manifestation d'une inconscience qui est l'héritage commun de l'humanité.

L'homme, en effet, n'est devenu conscient que graduellement, laborieusement au cours d'un processus qui s'est prolongé pendant des siècles innombrables , avant d'arriver au stade de la civilisation ( que l'on fait arbitrairement commencer avec l'invention de l'écriture aux environs de l'an 4000 av JC). Et cette évolution est loin d'être achevée car de vastes régions de l'esprit humain sont encore entourées de ténèbres. Ce que nous appelons la psyché ne peut en aucun cas être identifié avec notre conscience et son contenu.

Celui qui nie l'existence de l'inconscient suppose en fait que nous connaissons aujourd'hui totalement la psyché. Et cette supposition est d'une fausseté aussi évidente que la supposition que nous connaissons tout de ce qu'il y a à connaitre de l'univers physique. Notre psyché fait partie de la nature et son énigme est aussi dépourvue de limites.
Il en résulte que nous ne pouvons définir ni la psyché ni la nature. Nous pouvons seulement affirmer la conviction que nous avons de leur existence et décrire de notre mieux leur fonctionnement.

Tout à fait en dehors donc, des observations accumulées au cours des recherches médicales, des arguments logiques de poids nous incitent à rejeter des affirmations telles que : "l'inconscient n'existe pas". De telles affirmations ne font qu'exprimer un très ancien misonéisme , c'est à dire la peur de ce qui est nouveau et inconnu."

par fox publié dans : Carl Gustav Jung
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Mardi 11 juillet 2006

 

<< Habituellement, le patient se rend chez l'analyste parce qu'il se trouve dans une impasse ou un cul-de-sac, d'où il ne semble pas y avoir de sortie, et il suppose que le médecin en connait une. Si le médecin est honnête, il reconnaitra que lui non plus n'en connait pas. Mais il arrive que les médecins ne le soient pas. Si nous remontons seulement cent cinquante ans en arrière, les médecins étaient ces charlatans qui se rendaient sur les champs de foire, y arrachaient les dents et réalisaient des guérisons miraculeuses, etc., et cette attitude jusqu'à un certain point, a encore cours de nos jours dans la profession médicale - partout il y a des êtres humains mauvais.

En analyse, nous devons prendre garde à ne pas prétendre que nous connaissons tout du patient ou que nous connaissons le moyen de le sortir de ses difficultés. Si le médecin lui dit ce qu'il pense être la difficulté, le patient suivra la suggestion du médecin et ne fera pas l'expérience de ce à quoi il doit se confronter. Les suggestions peuvent fonctionner un certain temps, mais après avoir quitté son médecin le patient retombera assez rapidement, parce qu'il n'a aucun contact avec lui-même et ne vit pas sa vie propre, mais celle que lui impose son médecin.

C'est le moment où il doit retourner chez ce dernier pour recevoir de nouvelles suggestions et, passé un certain temps, tous deux se lassent de ce procédé. C'est pourquoi, il est important que le médecin admette qu'il ne sait pas. A partir de là, tous deux sont prêts à accepter les faits impartiaux de la nature comme réalités scientifiques, car les opinions personnelles sont plus ou moins des jugements arbitraires et peuvent être entièrement fausses. Nous ne sommes jamais certains d'avoir raison. C'est pourquoi nous devons chercher les faits que nous fournissent les rêves.

Les rêves sont des faits objectifs. Ils ne répondent pas à nos attentes, et nous ne les avons pas inventés.>>

Extrait de "L'analyse des rêves" de CG Jung.

par fox publié dans : Carl Gustav Jung
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